Mener la recherche

Avril 2021

RAPSoDIÂ: « Autonomie, Entraide, Vieillesses ». Séminaire/webinaire le 8 avril 2021,de 9h 30 à 12h 30

En s’appuyant sur les premiers résultats collectés, des chercheur.es de RAPSoDI  se proposent d’éclairer la problématique: « Penser l’autonomie par l’entraide. Jusqu’où? ». Ce séminaire , dans un premier temps, explorera les notions mêmes d’entraide, d’autonomie et des vieillesses, et présentera  des éclairages en lien avec la recherche qui se déroule actuellement sur les terrains de RAPSoDI :

Vivre et vieillir ensemble dans la diversité : quel projet commun pour les Audacieuses et les Audacieux ? Anne Labit, sociologue. Université d’Orléans. Romain Vacquier. Doctorant-Université Paris-Dauphine, PSL.

Entraide et solidarité dans l’habitat : l’intergénérationnel à la croisée des chemins. Les 4 Vents à Toulouse et Habitat différent à Angers. Marina Casula, sociologue, Université Toulouse 1. Camille Devaux, aménagement, urbanisme Université de Caen

Rendre visible ce qui n’est invisible que d’être trop à la surface”, ou comment rendre lisibles les rapports de genre au sein de la recherche action participative RAPSoDIÂ. Lisa Buchter, sociologue EM Lyon Business School. Mina Guinchard, Master 2 Université Toulouse , Genre et politiques sociales

Dans un deuxième temps, ces éclairages seront soumis au regard de trois des membres du Comité Scientifique de RAPSoDIÂ :

  • Isabelle Puech, sociologue, elle a crée et dirige l’observatoire des emplois et de la famille de la FEdération des Particuliers EMployeurs), qui conduit des études et recherches sur l’emploi à domicile;
  • Ulrike Petersen, politologue, gérontologue , coordinatrice de projets d’habitats, à STATTBAU, guichet unique  « Vieillir dans son quartier », ville de Hambourg. Elle habite un habitat participatif intergénérationnel depuis plus de trente ans;
  • Bernard Ennuyer, ancien directeur d’un service de maintien à domicile,  sociologue,  rattaché au laboratoire de recherche d’éthique appliquée de l’université Paris Descartes. Il travaille sur les représentations de la vieillesse, l’autonomie, les politiques publiques et le grand vieillissement.

avant que le débat ne s’élargisse à l’ensemble des participant.es et  de clore le séminaire par l’intervention de Dominique Argoud, qui nous partagera les réflexions que lui auront inspirés ces échanges.

  • Dominique Argoud,  sociologue à l’Université Paris-Est Créteil, Président du Conseil scientifique de la CNSA. Il  s’ intéresse plus particulièrement, dans le cadre de son travail sur l’autonomie et le vieillissement,  aux nouvelles pratiques à l’œuvre dans le champ des nouvelles formes d’habitat dans les vieillesses.
Vous trouverez le programme détaillé ICI
Nous vous remercions de bien vouloir vous inscrire à l’adresse webinaire en cliquant sur le lien ci-dessous, l’inscription est gratuite.

Lien webinaire

En espérant vous retrouver nombreuses et nombreux !

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 « Autonomie, entraide, vieillesses » retour sur le webinaire du 8 avril 2021

Vous étiez nombreuses et nombreux, près d’une centaine,  à assister au webinaire « Autonomie, entraide, vieillesses », proposé par Hal’âge dans le cadre de la recherche action participative RAPSoDIÂ. Ce moment de partage enrichissant, accompagné et suivi de vos réactions positives,  nous conforte dans notre démarche, nous vous en remercions.

Cet article vous présente une première restitution de cet événement. Restitution qui est appelée à évoluer, en effet nous voulons la compléter par des extraits filmés et/ou audios des différentes interventions. C’est un travail qui est en construction, il vous faudra attendre un peu pour le voir , merci pour votre compréhension.

LogoRapsodiaSsSignatureUne recherche action participative dans le champ de l’habiter et du vieillir
Introduction par Elisabeth Evrard-Piat, membre de Hal’âge.

Qui parle ?
Ce qui va suivre n’est pas issu d’un travail scientifique ni formulé selon les standards de la recherche académique. Ce sont les interrogations d’une femme qui trouve dans l’Association Hal’âge un lieu où exprimer et faire résonner/raisonner ses propres questionnements sur la façon d’être « vivante jusqu’à la mort » selon l’expression de P Ricoeur,  et ce, en les partageant avec d’autres qui souhaitent, elles aussi « mourir vivantes ».

Commencer en m’autorisant quelques arrangements :
– je parlerai plutôt du vieillir que de la vieillesse ; penser un processus plutôt qu’un état.
– je procéderai en partageant mes nuages de mots : j’ai pris chacun des termes de la réflexion du jour Vieillir, autonomie, entraide et ai noté ce que chacun évoque, spontanément, en vrac. Derrière chaque mot d’autres mots arrivent, se précisent les uns les autres, se contredisent parfois, se nuancent. Une pluralité de sens à agencer, des complexités à articuler, des questionnements à faire émerger, ce sera une manière d’introduction …..

    Pour continuer la lecture, cliquez ICI

Cliquez sur les images pour les agrandir.

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Les contributions

>>Entraide et solidarité dans l’habitat : l’intergénérationnel à la croisée des chemins. Les 4 Vents à Toulouse et Habitat différent à Angers.

Marina Casula (IDETCOM, Université de Toulouse 1 Capitole)

Camille Devaux (ESO, Université Caen Normandie)

Synthèse de l’intervention ICI

>>Vivre et vieillir ensemble dans la diversité : quel projet commun pour les Audacieuses et les Audacieux ?
Romain Vacquier (Université Paris Dauphine)

Anne Labit (Université Orléans)

Synthèse de l’intervention ICI

>>Rendre visible ce qui n’est invisible que d’être trop à la surface”, ou comment rendre lisibles les rapports de genre au sein de la recherche action participative RAPSoDIÂ.

Lisa Buchter (EMS Lyon)

Mina Guinchard (Master 2, Université Toulouse, Genre et politiques sociales)

Synthèse de l’intervention  ICI

Réactions de Isabelle Puech et Ulrike Petersen membres du COSCIE:

Intervention de Isabelle Puech ICI

Intervention de Ulrike Petersen ICI

Juillet 2021

La semaine dernière une partie de l’équipe RAPSoDIÂ a eu la chance de visiter l’habitat participatif Tépatouseul, et de rencontrer trois de ses habitant∙e∙s, Anne-Marie, Lucette et Paulette. C’est lors d’une belle journée ensoleillée que Anne Labit, Stéphane Sauvé, Danielle Dreyfus et Mina Guinchard s’aventurent à Mainvilliers, petite ville de 12 000 habitants située dans l’agglomération de Chartres. Nous sommes accueilli∙e∙s par Paulette qui vient nous chercher en voiture à la gare. La discussion s’engage rapidement, et nous arrivons sur place pour le repas de midi.

Tépatouseul c’est quoi ?

tépatouseulC’est un long bâtiment de plain-pied, aux normes PMR et labellisé très haute performance énergétique, composé de cinq lots. Sur ces cinq lots, quatre sont des appartements individuels, avec deux chambres, une salle d’eau, deux WC et une grande pièce à vivre lumineuse donnant sur un petit jardin privatif clôturé, donnant lui-même sur le jardin partagé. Le cinquième lot est un appartement mutualisé, dans lequel nous déjeunerons tous∙tes ensemble. Il comporte une chambre d’ami∙e et une salle d’eau, que les proches des habitant∙e∙s peuvent occuper lorsqu’iels leur rendent visite. D’autres espaces communs viennent compléter le bâtiment : une buanderie et un parking à voiture couvert, un jardin partagé entourant le tout.

Visite tépatouseul

De gauche à droite, Anne, Danièle, Anne-Marie, Lucette, Paulette et Mina

Cette rencontre avec trois des cinq habitant∙e∙s de Tépatouseul sera l’occasion d’aborder de nombreux thèmes en rapport avec les sujets qu’explorent Hal’âge et RAPSoDIÂ. La présence de Stéphane Sauvé, porteur du futur habitat inclusif pour senior∙e∙s LGBT+ , la Maison de la Diversité, et de Danielle Dreyfus, membre et co-présidente de l’association Les Audacieux∙euses, un collectif de personnes concernées et engagées sur ces problématiques, permettra de faire le lien avec des questions qu’iels rencontrent elleux-même depuis la création du projet et l’entrée dans RAPSoDIÂ.

C’est avec plaisir et bienveillance que nous avons pu échanger sur la genèse de Tépatouseul, un des projets d’habitat participatif les plus rapides de France, puisqu’il n’aura nécessité que quatre ans pour que Paulette, Lucette et Anne-Marie s’installent. Tépatouseul n’est pas un projet intergénérationnel, Anne-Marie l’initiatrice du projet cherchait avec ce projet à construire une alternative aux maisons de retraite et aux EHPAD. Nous avons discuté de la question du vieillissement et de la fin de vie, car elles veulent toutes trois rester jusqu’au bout dans Tépatouseul, faisant écho au sujet porté par RAPSoDIÂ.

Les habitantes rencontrées envisagent toutes trois de faire face à la perte d’autonomie grâce à l’entraide et la solidarité naturelles qu’elles construisent depuis 2017. Elles se considèrent comme des « frangines » et espèrent pouvoir prendre soin les unes des autres le plus longtemps possible.

Désormais bien inséré dans le quartier, Tépatouseul nous montre encore une fois que lorsque des personnes concernées se saisissent des questions du vieillissement et de l’habitat dans la vieillesse, des solutions alternatives et innovantes, mais surtout concrètes, sont inventées.

Pour en savoir plus sur les Audacieux.ses, cliquez ICI. Sur Tépatouseul cliquez ICI

Mina Guinchard